Le rejet des nanas envers les nanars

80 % des hommes ne susciteraient pas ou peu l’intérêt des femmes

D’après le livre de Meike Stoverock

80 % des femmes sont sexuellement attirées par 20 % des hommes.

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Plus de féminisme…

J’ai lu le livre. Au début, je pensais que c’était un livre scientifique populaire, qui fait principalement référence à la biologie évolutionniste et à la sociologie. J’avais tort.

L’auteur présente pour la plupart des relations biologiques évolutives correctes, bien que certaines thèses soient probablement plus controversées qu’elles ne le représentent et n’apprécient pas pleinement les données. Cela ressort souvent de la manière de raisonner, qui suit un récit clair. Il ne s’agit pas d’une évaluation et d’une classification neutres des faits biologiques évolutifs avec une classification ultérieure de leur signification sociale. Par exemple, la structure sociale patriarcale est principalement représentée du point de vue de la femme opprimée et moins qu’à cette époque, il n’y avait pas d’alternative à la société civilisée dont tout le monde bénéficiait. Leur argument est que le soi-disant choix féminin en tant qu’état original biologiquement solidifié dans l’ADN a été recouvert par ces structures patriarcales. C’est exact dans cette mesure. Mais son argument en faveur du fait que la femme ne pouvait plus choisir volontairement et que le mariage était un troc n’est pas convaincant. Pouvoir choisir le conjoint complètement indéfiniment était une constellation très utopique pour les hommes comme pour les femmes à l’époque, surtout à cette époque il y avait certainement des choses plus importantes que d’avoir un partenaire beau ou parfait, c’était avant tout une question de survie.
Son argumentation devient avant tout contradictoire parce qu’elle ne veut pas percevoir la suppression de la sexualité féminine comme une condition de sélection (qui en soi n’est pas scientifique) mais voit l’introduction de contraceptifs disponibles gratuitement comme un moyen naturel pour les femmes de faire respecter leur impératif biologique.

C’est là que se révèle la faiblesse centrale du livre. Comme mentionné au début, il s’agit de promouvoir un récit, celui-ci est majoritairement fortement féministe. On pourrait dire sans exagération que ce livre ne cherche qu’à promouvoir l’optimisation des stratégies sexuelles féminines dans le cadre de la politique féministe. Cela devient particulièrement clair dans les chapitres, car il offre quasi des solutions, comment le conflit doit être résolu, que la majorité des hommes n’auront guère de succès sexuel digne d’être mentionné. Ses suggestions visent principalement à optimiser les intérêts reproductifs féminins, c’est-à-dire à faire comprendre aux garçons dans leur éducation qu’il est tout à fait normal de ne pas avoir de relations sexuelles car tous les hommes ne peuvent pas en profiter ou la fermeture de toute morale sexuelle, ce qui est en quelque sorte l’exercice de femelle Pourrait limiter la sexualité. Malheureusement, il est également mal compris que vous ne voulez pas que votre fille soit promiscuité parce que vous faites partie du tableau patriotique maléfique, mais parce que vous souhaitez qu’elle explore la sexualité d’abord dans le contexte de la familiarité et de l’intimité.

En dehors de cela, on lit également en masse les thèses féministes typiques sur l’écart de rémunération entre les sexes ou la politique d’avortement, qui font parfois passer l’auteur comme une fille en colère. Cela ajoute une sorte de claque au livre, une sorte de compte non objectif avec les «mauvais hommes». Ce faisant, la situation factuelle s’estompe à plusieurs reprises avec leur propre évaluation. Il est également à noter qu’en fin de compte, la relation de couple romantique est également fortement critiquée. On y affirme, entre autres, que la relation monogame entre l’homme et la femme intéresse peu les femmes, et que cette relation est souvent androcentrique sous forme de mariage. Et cette infidélité sexuelle est également induite socialement et certains se moquent des constructions de relations polyamoureuses. Dernier point mais non des moindres, critique très gauche du capitalisme. Mais j’ai quand même bien ri quand l’auteur clôt son épilogue avec une citation de Schopenhauer, celle avec la meilleure image de la femme: D

Conclusion:

Le livre offre un point de vue intéressant. Mais au lieu d’éclairer le sujet de manière tout à fait factuelle et moins politique, l’auteur s’est simplement placée du côté opposé des masculinistes et de la «Manosphère» critiquée. Mais pas seulement, elle utilise les fondements scientifiques pour soumettre son propre récit féministe et noter sa frustration. L’auteur voit l’oppression des femmes dans presque tout: religion, État, économie, argent, capitalisme dans tout.

80 % d’hommes indésirables, donc. 

80 % d’hommes indésirables, donc. Un chiffre tout proche de celui avancé par le professeur Mark Regnerus, en 2017, dans son livre Cheap Sex (Oxford University Press) : 20 % des hommes de 25 à 50 ans suscitent l’intérêt de 70 % des femmes. On enfonce le clou ? Allez !

En 2009, le site de rencontres OkCupid révélait que les femmes jugent 80 % des hommes « pas attirants » (une étude si polémique qu’elle a dû être supprimée d’Internet, mais le site TechCrunch en a gardé la trace). Pour celles et ceux qui poseront la question : en l’état actuel de nos connaissances, vous ne pouvez pas retourner l’équation. Les hommes sont moins sélectifs que les femmes (mais ce n’est pas l’objet de cette chronique).

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